Potager pédagogique : les chantiers participatifs 2026
La Maison de la TERRE lance son potager pédagogique ! Quoi de mieux qu’un exemple concret pour expérimenter et démontrer qu’une gestion raisonnée du jardin est possible !
Ce potager, nous souhaitons le créer pour vous et avec vous, c’est pourquoi nous vous proposons de venir nous aider lors des chantiers participatifs.
Le calendrier des chantiers
Voici les dates des chantiers participatifs :
– Samedi 31 janvier : préparation des planches de culture
– Vendredi 13 février : plantation de la haie en osier vivant
– Samedi 28 février : fabrication d’un récupérateur d’eau autonome
– Samedi 14 mars : haie sèche, boutures et semis
– Samedi 30 mai : spirale aromatique, semis et aménagement du potager
Vous êtes novice ? C’est parfait, car c’est aussi ça un chantier participatif, c’est apprendre en faisant !
Ces chantiers participatifs sont encadrés par des professionnelles :
- osier vivant avec Carine Losay, Fil de Bois
- potager avec Sarah Yacoubi, Synergie Végétale
Alors dites-nous quand vous êtes disponible ! Un peu, beaucoup, ou passionnément !
Les réalisations
Délimitation et projet d’implantation du potager

Plan du potager
L’emplacement du potager a été défini en fonction de plusieurs critères, l’ensoleillement, la proximité du bâtiment principal et l’accessibilité.
Les contraintes du terrain et notamment les arbres existants ont conditionné les limites et position des différents éléments comme la haie vivante.
Nous avons choisi de poser des limites physiques pour des raisons à la fois esthétiques et pratiques. Le choix des différents types de clôtures : haie en osier vivant, clôture en ganivelle et haie sèche, permettra de montrer au public les différentes solutions qui s’offrent à lui pour clore un ou délimiter un espace, en alternant matériaux de récup’ ou neuf.
Chantier #1 : Préparation des planches de culture
La première phase du chantier a consisté en la création de support de culture. En effet, le potager se situant en zone humide, nous avons fait le choix de créer des lasagnes afin de planter au printemps sur un sol. Aucun travail du sol n’a été nécessaire, nous avons empilé carton – compost – broyat. Grâce au membres du Club des Détondus présents ce jour-là, nous avons pu créer tous les emplacements prévus au planning (tous les emplacements indiqués “culture” sur le plan ci-dessus).
Chantier #2 :Création de la clôture en osier vivant
Sous la houlette de Carine Losay, vannière locale et reconnue, nous avons créé la clôture en osier vivant. Cette technique permet de créer, en hiver, une clôture esthétique et naturelle à l’aide brins d’osier tressés qui reprendra vie au printemps. La situation en zone humide devrait très bien convenir à l’osier.






Chantier #3 : Couches chaudes et récupérateur d’eau de pluie
C’est sous le soleil que les volontaires se sont retrouvés pour poursuivre les aménagements du potager . Objectif du jour : construire un récupérateur de pluie autonome et créer une couche chaude pour y semer des poireaux en hiver.
Notre potager se veut un lieu de démonstration mais aussi d’expérimentation. Et c’est un apprentissage que de créer et de jardiner. 1ers échecs du potager : la conception du toit du récupérateur autonome est à revoir et de la casse sur la couche chaude.

Le récupérateur d’eau de pluie autonome
Le principe du récupérateur autonome est de créer un toit à la cuve de 1000l pour avoir de l’eau au plus près du potager. Avec ce toit d’une surface de 1m2, nous pourrions envisager de collecter environ 600l d’eau sur une année. Cependant, la gouttière nous parait actuellement trop petite pour recueillir l’eau à chaque pluie, surtout en cas de grosse pluie. Nous devons revoir sa conception, et étudier la modification de la gouttière voir même étudier la modification du toit pour une double pente qui doublera la vitesse de remplissage. Affaire à suivre!
La couche chaude
Une couche chaude permet de cultiver des légumes primeurs et de démarrer des semis tôt, sans dépendre d’un chauffage artificiel ou d’une serre. On profite de la chaleur dégagée par la fermentation des différents déchets végétaux (tonte fraiche, fumier, feuilles, paille) pour réchauffer le sol et semer en place en extérieur. Cette couche chaude a été réalisée à partir de bois de récupération y compris la baie vitrée qui permettait de voir parfaitement les lasagnes de déchets végétaux. Malheureusement, au bout de quelques jours seulement, l’une des vitres à céder sous le poids des végétaux. Nous avons dû sécuriser en attendant l’automne et nous renforcerons la baie à l’avenir !

Chantier #4 : création de l’arche en osier vivant
Après la création de la clôture en osier vivant, nous avons choisi de créer une arche au-dessus de la porte d’entrée du potager. Une arche en osier avec la technique du tressage anarchique. La structure de l’arche est en osier vivant mais le tressage anarchique n’est pas constitué uniquement de brins vivants. Dans certains brins, nous avons glissé des pots en terre cuite comme décoration de l’arche mais qui pourraient aussi servir, à l’avenir, d’abris à insecte.

Chantier #5 : construction d’une haie sèche, plantation et rempotage
Pour ce dernier chantier de l’hiver, nous avons poursuivi le chantier de clôtures du potager. Après la partie en osier vivant, nous avions prévu 2 autres types de clôtures : une clôture en ganivelle et une en haie sèche.
La première plutôt esthétique et d’aspect naturel est facile à mettre en œuvre et peut suffire à dissuader les animaux de rentrer dans le potager et à créer ce cocon pour notre potager. Pour un petit linéaire, cela peut convenir mais le coût peut vite devenir important. Dans notre cas, nous avons choisi de placer des plantes grimpantes pour habiller la ganivelle et pour créer un lien végétal avec la zone naturelle qui se trouve derrière (vigne,
La haie sèche est une alternative très intéressante tant d’un point de vue pratique qu’économique et écologique. En effet, la haie sèche, est une haie constituée de branches et que l’on vient traditionnellement compléter au fur et à mesure des saisons et des tailles au jardin. Si les petites tailles de l’année peuvent passer en broyat avec la tondeuse, les grosses branches peuvent être difficiles à traiter sans broyeur. En les plaçant dans la haie sèche, elles viennent créer des abris pour la biodiversité et créer un espace structuré avec une fonction ou non.
En parallèle du chantier de la haie sèche, nous avons déplacé la spirale aromatique créée en 2023. Les plants avaient bien grossis et certains étaient morts. Nous avions également convenu qu’elle aurait meilleure place dans le potager comme exemple de solution pour des petits jardins. Elle sera remontée lors du chantier n°6. Les différentes aromatiques ont été divisées en vue du troc jardin annuel prévu en mai.
Des plants ont été installés au niveau des buttes créées en janvier, lors du premier chantier : vivaces, annuelles, fleurs, légumes, bulbes, fruits, petits fruitiers.





