Fiche d’identité
| Exploitant | PAPREC Énergies |
| Capacité nominale | > Ordures Ménagères Résiduelles (OMr) :15 000 t/an > Déchets verts (DV): 15 000 t/an > Algues vertes : 20 000 t/an > Enfouissement déchets ultimes : 14 000t/an |
| Flux entrants | > Ordures Ménagères Résiduelles (OMr) > Déchets verts (DV) > Algues vertes > Déchets des Activités Économiques |
| Flux sortants | > Compost urbain (OMr+DV) > Compost déchets verts |
Chiffres clés
6
emplois
9000 t
de compost produits / an
3 000 t
de refus enfouis / an
153 Kg
de déchets verts produits
par habitant du territoire / an
Dates clés
1980
Création de l’usine et du site d’enfouissement adjacent.
Modernisation de l’UVO permettant de produire un compost répondant à la charte CERAFEL et à la norme NFU 44-051.
2004
2007
Certification OHSAS 18 001.
Mise en conformité odeurs avec implantation de casiers ventilés pour la maturation du compost.
2009
2010
Création de box complémentaires pour le traitement des algues vertes de la baie de Saint-Brieuc.
2017 Aménagement de la tour d’affinage pour intégrer une zone de transfert des refus grossiers (> à 30mm) à destination de Ti Valo.
2017
2024
Extension de 5 500m² de la plateforme déchets verts.
Le traitement des différents flux

Le préalable a tout traitement, est le passage sur le pont bascule de tous les véhicules venant apporter des déchets. Les informations recueillies permettent de connaître la provenance, la nature et le poids des déchets.
Le traitement des Ordures Ménagères résiduelles (OMr)
Préfermentation
Déchargés dans les fosses de réception, les déchets sont ensuite prélevés au grappin par le pontier et acheminés vers les tubes de fermentation. Durant 3 jours, les déchets vont être brassés de façon continue. Le but : que la matière organique et assimilée (papiers, cartons) subisse une fermentation active qui la réduira en compost frais.

L’air viscié, aspiré dans les tubes de préfermentation est injecté dans le biofiltre contenant des galets et la tourbe pour filtrer et dégrader les molécules malodorantes.

Tri en tour d’affinage
Les déchets sortis des tubes sont convoyés vers la tour d’affinage. Un tri mécanique opéré par différents cribles (rotatif, balistique et à toile) va permettre la séparation de la matière organique (compost frais) des autres déchets (refus de compostage).
Les refus sont transférés en Installation de Stockage de Déchets non Dangereux (ISDND de classe 2).

Fermentation en box ventilés
Le compost frais est mélangé à des déchets verts broyés (issus de déchèteries) à l’aide d’un retourneur d’andain afin d’obtenir un produit homogène.
Ce mélange obtenu est ensuite entreposé dans des box ventilés de fermentation pour une durée d’environ 1 mois 1/2. La montée en température naturelle du compost (+ de 60°C) pendant une dizaine de jours va entraîner la destruction des germes pathogènes et autres graines indésirables présent dans le compost. On appelle cela la phase d’hygiénisation.
Le compost continue ensuite sa maturation sur une plateforme extérieure. Il sera criblé mécaniquement avant la vente pour retirer les morceaux de bois supérieurs à 4cm.

Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND)
Les refus de compostage, issu de la séparation mécano-biologique des ordures ménagères, sont stockés dans des installations de Stockage de Déchets Non Dangereux. Le site de Lantic exploite actuellement un 6ème casier d’enfouissement, ouvert en 2015, d’une capacité de 42 000m3. Sachant que le casier actuel stocke plus de 3 000 tonnes/an de déchets ultimes inférieurs à 30mm (capacité autorisée de 14 000 tonnes/an), il devrait arriver à saturation à l’horizon 2027.
Un dernier casier, n°7, d’une capacité de 50 000m3 est en cours de réalisation sur le site de Lantic. Il prendra place sur le périmètre d’un ancien casier (antérieur à 2000), après excavation des déchets enfouis dans celui-ci. Ceux-ci seront rapatriés dans un casier étanche existant, dernière génération. Le nouveau site sera opérationnel en 2028.

Analyses et vente du compost
Préalablement à la vente du compost, des échantillons sont analysés en laboratoire pour garantir sa conformité à la norme NFU 44 051. Cette dernière permet la mise sur le marché de cette amendement organique. Le compost produit à l’UVO de Lantic est également agréé CERAFEL (Association d’Organisations de Producteurs (AOP) reconnue pour tous les fruits et légumes), avec un cahier des charges plus contraignants notamment sur les traces métalliques.
L’UVO de Lantic vend 2 sortes de compost :
- Un compost dénommé SOLTONIC 10, composé à 100% de déchets verts et utilisable en agriculture biologique.
- Un compost dénommé SOLTONIC 20 mélange du compost frais et de déchets verts vendu en agriculture conventionnelle.

Focus sur
Le traitement des algues vertes
Flux réceptionnés :
Les algues vertes traitées sur le site de Launay- Lantic sont collectées sur l’estran par les collectivités touchées par le phénomène des marées vertes en baie de Saint-Brieuc.
Bien que constituées à 95% d’eau, l’opération de ramassage des algues fraîches provoque l’apport de sable dans le flux à traiter. Celui-ci peut aussi contenir des macro déchets marins et des galets.

Procédé de traitement :
Les algues vertes sont mélangées dès leur réception à un structurant ligneux (branchages) issu du criblage des déchets végétaux à raison d’un volume d’algues pour un volume de structurant. Le mélange est rentré dans des box de séchage pour une durée de 2 semaines. Le produit est ventilé en permanence par de l’air chauffé à 60°c afin d’accélérer l’évaporation de l’eau des algues tout en garantissant le maintien du mélange en oxygénation permanente et éviter ainsi la formation d’H2S.
Après 2 semaines, le mélange est sorti des box et continue sa maturation sur plateforme. L’année suivante, le produit est criblé à 30 mm afin d’en extraire le structurant ligneux, les galets et les macro-déchets qui peuvent être collectés avec les algues. A noter que le structurant récupéré est réutilisé dans le process pour les apports suivants.
Le résiduel algues vertes :
La matière sèche du produit finit (fraction inférieure à 30mm) est composée essentiellement de sable et de coquillages, d’une fraction fine du structurant et de la matière organique compostée des algues. Le produit est conservé en stabilisation sur le site pendant une durée d’un an afin de prévenir tout risque de présence d’hydrogène sulfuré (H2S) lors de son utilisation finale.